SANTÉ Pas de douleur à l’accouchement ? C’est (peut-être) génétique

Pas de douleur à l’accouchement ? C’est (peut-être) génétique

-

Même si on rêve d’un accouchement sans péridurale, la douleur des contractions est parfois telle qu’on finit par la réclamer à l’anesthésiste. Mais pour certaines femmes, la douleur à l’accouchement n’est tout simplement pas un sujet : elles ne souffrent pas. Ou plutôt : elles ne ressentent pas ou peu la douleur. Ce pourrait être en raison d’une variation génétique, selon des chercheurs de l’Université de Cambridge.

Pour conduire son étude, l’équipe a recruté 189 femmes ayant accouché dans 8 maternités britanniques différentes, sur une période de 3 ans. Critères d’inclusion : des femmes enceintes de leur premier enfant, en bonne santé, ayant mené leur grossesse à terme et accouché par voie basse. Ces femmes n’avaient ni utilisé ni demandé d’analgésie systémique ou régionale (rachidienne ou péridurale). Des tests pour mesurer leur tolérance à la douleur ont été effectués : chaleur et pression sur les bras, mains dans l’eau glacée… L’analyse de leur ADN a également été réalisée.

Péridurale naturelle

Résultat : comparé à un groupe témoin de jeunes mères aux profils similaires, mais qui avaient bénéficié d’une analgésie, le groupe test présentait un seuil de tolérance à la douleur beaucoup plus élevé. Aucune différence n’ayant par ailleurs été relevée dans les capacités émotionnelles et cognitives des deux groupes, l’explication était ailleurs, sans doute dans l’ADN.

Les codes génétiques des femmes des deux groupes ont donc été séquencés. Cette analyse a montré que les femmes du groupe test étaient porteuses d’une variation génétique rare du gène KCNG4, qui intervient dans l’un des circuits de la douleur. En clair, cette variation réduit la sensibilité aux signaux électriques qui déclenchent la réaction à la douleur. Le seuil de tolérance à la douleur est donc plus élevé.

« Ce ‘défaut’ agit comme une péridurale naturelle », explique le Dr St. John Smith, co-auteur principal de l’étude. Pour envoyer l’information au cerveau, « il faut un signal beaucoup plus important. En d’autres termes, des contractions plus fortes pendant le travail ». On estime qu’1 femme sur 100 environ est porteuse de cette variation génétique.

Dernières nouvelles

Haut-Karabakh: le Premier ministre arménien Nikol Pachinian se défend

En Arménie, le Premier ministre Nikol Pachinian est fragilisé après la défaite militaire face à l’Azerbaïdjan dans le conflit...

RDC-Angola – Décès de l’homme d’affaires Sindika Dokolo

L’homme d’affaires et collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo est décédé, le 29 octobre, à la suite d’un accident de...

Terne fin de campagne en Côte d’Ivoire

En Côte d'Ivoire, sur les quatre candidats retenus par le Conseil Constitutionnel, seuls deux ont fait campagne. Le président sortant Alassane Ouattara et le candidat indépendant Konan...

Doit lire

Au Burkina Faso, une ferme agroécologique veut réinventer « le monde d’après »

La crise du coronavirus met en évidence la dépendance du pays aux importations… sauf pour ceux qui, comme l’association Béo-neere, ont fait le pari du bio et du circuit court.

Un accord pour le report de la mise en eau du barrage Grand Renaissance trouvé entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan

L’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan ont indiqué dans une déclaration commune que « le Grand Renaissance Dam, le gigantesque barrage...

Libye – Paix : des parlementaires pro-Haftar pour une intervention militaire égyptienne

Le parlement basé dans l’est de la Libye qui appuie le maréchal Khalifa Haftar, a indiqué dans la nuit...

RELIGION

Réouverture des mosquées à Tripoli

Les mosquées de la capitale libyenne Tripoli et de...

Un fidèle musulman assassiné : le Premier ministre canadien exprime sa compassion

Mohamed-Aslim Zafis, 58 ans, un gardien bénévole d’une mosquée...

vous pourriez aussi aimer
Recommandé pour vous

Traduire »
%d blogueurs aiment cette page :
Enable Notifications    OK No thanks