Dans les faits, avant la succession, trois options s’offrent à vous : l’acceptation, la renonciation pure et simple et enfin l’acceptation à concurrence de l’actif net. Pour Maître Couzigou-Suhas, cette dernière possibilité peut-être envisagée dans le cas de notre lectrice : “Elle ne sera tenue des dettes que dans la mesure de l’actif que son père a laissé.” En cas de renoncement à la succession, Stéphanie n’héritera pas des dettes, mais devra tout de même payer les frais d’obsèques. “C’est la piété filiale, précise notre experte. Elle devra quand même, si elle refuse la succession, payer les obsèques de son papa.”

Par ailleurs, en cas de renonciation à la succession, “l’option successorale”, c’est-à-dire le choix (renonciation, acceptation, acceptation à concurrence de l’actif net), est transmise aux enfants de l’héritier. Ils devront à leur tour renoncer à la succession, avec le cas échéant s’ils sont mineurs, “l’autorisation du juge des tutelles, juge de la protection des enfants”, explique Nathalie Couzigou-Suhas.