Les aéroports parisiens se préparent à accueillir les voyageurs, alors que les contraintes liées à l’épidémie de coronavirus sont nombreuses. Orly doit rouvrir le 26 juin, Roissy, resté ouvert pour une partie du trafic, aura encore une majorité de terminaux fermés. Le groupe Aéroports de Paris a lancé un appel d’offres dès la fin avril pour trouver des solutions innovantes de protection des salariés et des voyageurs, selon Le Parisien. Avec Choose Paris Region, ils ont trouvé les lauréats.

L’air sera purifié en permanence

Tout d’abord, l’air des deux aéroports sera désinfecté en continu. C’est un groupe américain, ReSPR, qui s’occupera du système de ventilation. Les machines sont installées dans les gaines, et chacune « couvre entre 500 et 1.000 m2 « selon Christophe Suchy, président du groupe texan. Ce dernier est persuadé de l’efficacité de ses machines contre le coronavirus, car il s’agit selon lui d’un « virus très facile à tuer ». Son système est présent dans des aéroports et des hôpitaux aux Etats-Unis, en Chine et au Mexique.

Des capteurs multi-sensoriels détecteront les zones mal nettoyées

Ensuite, les zones mal nettoyées et désinfectées seront détectées grâce à des capteurs multi-sensoriels. La société toulousaine Rubix les a inventés, ils sont capables de détecter les particules et l’humidité dans l’air et donc les facteurs de propagation des virus. De plus, ils sentent l’odeur des détergents, donc ces capteurs sont capables de savoir si une zone a bien été décontaminée ou non. Rubix équipe les aéroports de Milan en Italie, et d’Amsterdam aux Pays-bas. Les capteurs multi-sensoriels ont été utilisés par le Japon pour la désinfection du Diamon Princess, le paquebot qui transportait des centaines de personnes victimes de la Covid-19.

Plus de borne tactile mais des assistances vocales

Enfin, des assistants vocaux vont remplacer les bornes tactiles, car « des milliers de personnes touchent chaque jour les bornes d’information des aéroports », explique au Parisien William Simonin, le PDG de Vivoka, qui va équiper ADP. Les assistants vocaux sont plus intuitifs et faciles à utiliser : le voyageur devra dire sa destination au lieu de cliquer sur l’écran d’une borne. Vivoka a aussi prévu de mettre en place des QR codes si les bornes ne sont pas équipées de micros ou connectées à Internet. « Le voyageur scannera un code QR avec son smartphone » pour accéder ensuite « à l’assistant vocal », explique William Simonin de l’entreprise située en Moselle.