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Ingread, infirmière en Haïti: «Beaucoup d’Haïtiens sont dans le déni»

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Les infirmiers sont en première ligne face au coronavirus. De l’Europe en Amérique en passant par l’Afrique et le Moyen-Orient, RFI leur donne la parole. Ingread, 25 ans, travaille dans un hôpital privé du sud d’Haïti. Alors que le nombre de cas de Covid-19 est encore officiellement limité, elle s’interroge sur la capacité de son pays à réagir en cas d’accélération de l’épidémie.

Ingread n’a pas attendu les premières déclarations officielles des autorités haïtiennes pour s’intéresser au Covid-19. Avant de rejoindre la maternité d’un hôpital du département du Sud il y a un an et demi, l’infirmière de 25 ans avait passé quelques temps dans un service de maladies infectieuses. Elle était donc sensibilisée aux risques d’une telle pandémie. « Le nouveau coronavirus est assez vite devenu une source de discussions entre collègues, dès le mois de janvier, nous explique-t-elle. Mais nous avons vraiment commencé à nous alarmer lorsque la situation s’est aggravée en Italie, en comparant leurs infrastructures aux nôtres. En Haïti, nous savons très bien que nous ne sommes pas équipés pour faire face ».

Le 19 mars, le président Jovenel Moïse, dans une adresse à la nation, annonce que deux premiers cas de Covid-19 ont été enregistrés en Haïti. Il décrète l’état d’urgence sanitaire et d’autres mesures drastiques, au moins sur le papier. Au lendemain de cette allocution, l’hôpital d’Ingread commence à s’organiser car il sera l’un des centres de traitement des patients Covid-19. Un bâtiment dédié est en cours de construction. Une procédure est mise en place pour le triage des malades et le dépistage. Dans cet hôpital privé, qui reçoit de nombreux patients, le premier objectif est de diminuer l’affluence. « On a annulé certains rendez-vous et on a fait en sorte de ne recevoir que les urgences. Les salles d’attente ont été désengorgées. On a aussi mis en place une prise de température à l’entrée de l’établissement », détaille Ingread. Elle souligne que son hôpital, qui reçoit des fonds de différents partenaires, est « assez bien équipé pour Haïti ». La situation, selon elle, est tout autre dans les établissements publics.

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